Quand je dis que je suis sophrologue, je me rends compte que les gens ont parfois une idée assez vague de ce que je fais réellement. Pour certains, c’est de la relaxation, pour d’autres, de la méditation, et puis il y a ceux qui pensent qu’on vient simplement apprendre à respirer, ce qui est assez amusant quand on sait qu’on le fait déjà toute la journée sans avoir besoin de prendre rendez-vous.
Alors oui, on utilise la respiration en sophrologie, mais heureusement, ça ne s’arrête pas là, et comme je trouve important de savoir ce qu’on vient faire avant de pousser la porte d’un cabinet, j’avais envie de t’expliquer comment ça fonctionne, ce qu’on peut y travailler et surtout comment je pratique la sophrologie chez Périnatalia.
La sophrologie, concrètement, qu’est-ce que c’est ?
La sophrologie est une méthode qui associe des exercices corporels, de la respiration, de la détente et des techniques de visualisation mentale, avec l’idée de travailler à la fois sur le corps et sur les pensées, puisque les deux sont étroitement liés.
Quand on est stressé, par exemple, on ne le ressent pas uniquement dans sa tête. Les épaules se contractent, la respiration change, le ventre se noue et le sommeil peut devenir compliqué, autant de manifestations qui montrent à quel point notre état émotionnel peut se traduire physiquement. À l’inverse, agir sur certaines sensations corporelles peut nous aider à retrouver un état plus calme et plus disponible.
C’est une partie du travail que nous faisons en séance, en utilisant différents exercices pour relâcher les tensions et favoriser un état de détente avant de proposer, lorsque c’est adapté, un travail de visualisation ou d’imagerie mentale en lien avec un objectif que nous avons défini ensemble.
Pourquoi utiliser des histoires et des visualisations ?
Notre cerveau est capable de réagir à une situation que nous imaginons, même lorsque nous savons parfaitement qu’elle n’est pas réelle. Il suffit parfois de penser à un événement stressant pour sentir son cœur accélérer ou ses muscles se contracter, alors même que nous sommes tranquillement installés dans notre canapé.
L’imagerie mentale repose notamment sur cette capacité à évoquer des situations, des sensations et des expériences sans les vivre physiquement à cet instant, ce qui permet d’explorer mentalement d’autres façons de réagir ou d’aborder un événement.
En sophrologie, nous pouvons utiliser ce principe pour travailler autour d’une situation qui pose difficulté. Une personne qui appréhende un événement peut, par exemple, s’imaginer le traverser en mobilisant les ressources qu’elle souhaite développer, ce qui lui permet de se familiariser avec certaines sensations et d’expérimenter mentalement d’autres possibilités.
Ce travail ne consiste pas à convaincre le cerveau que tout va bien en lui racontant une jolie histoire, mais plutôt à lui proposer des expériences imaginées qui peuvent contribuer, avec la répétition et la pratique, à développer de nouveaux repères. Les effets varient évidemment selon les personnes, les objectifs et les exercices proposés, ce qui explique aussi pourquoi je ne travaille pas de la même manière avec tout le monde.
Une séance de sophrologie, ça se passe comment chez moi ?
Quand une personne vient me voir, je commence par prendre le temps de comprendre ce qui l’amène, ce qu’elle traverse, ce qu’elle aimerait améliorer, ce qu’elle a déjà essayé et ce qui lui pose particulièrement difficulté.
Nous définissons ensemble un objectif, mais cela ne veut pas dire que chaque séance sera décidée trois semaines à l’avance et suivie à la lettre. Si une femme vient travailler sa confiance en elle et qu’elle arrive un jour complètement épuisée, préoccupée ou particulièrement tendue, je ne vais pas faire comme si de rien n’était pour respecter le programme que j’avais imaginé, simplement parce que ce programme existe.
Nous pouvons parfaitement garder le même objectif tout en adaptant les exercices à ses besoins du moment, et c’est quelque chose auquel je tiens beaucoup dans ma pratique. Je ne veux pas que la personne ait à s’adapter à ma séance, c’est à moi de construire une séance qui lui corresponde, en tenant compte de ce qu’elle est capable et de ce qu’elle a envie de faire ce jour-là.
Selon les situations, nous pouvons utiliser des exercices de respiration, des mouvements, des tensions et relâchements musculaires, des visualisations ou différents supports, sans qu’il existe une seule bonne manière de pratiquer la sophrologie. Et je précise aussi qu’il n’est pas nécessaire de savoir se détendre pour venir, parce que si c’était un prérequis, on éliminerait une bonne partie des personnes qui pourraient avoir envie d’essayer.
Mais si je peux faire des exercices de respiration chez moi, pourquoi consulter une sophrologue ?
C’est une question tout à fait légitime et, pour être franche, je trouve même intéressant de se la poser, puisqu’il existe aujourd’hui énormément de ressources gratuites pour apprendre à respirer, se relaxer ou pratiquer des exercices de détente.
Certaines peuvent être très utiles et je n’ai aucune raison de prétendre le contraire, mais écouter un exercice de relaxation et bénéficier d’un accompagnement personnalisé, ce n’est pas exactement la même chose.
Quand tu lances une vidéo, tu suis ce qui est proposé, que cela te corresponde parfaitement ou non, alors qu’en séance, je peux observer tes réactions, échanger avec toi, comprendre ce qui fonctionne, ce qui te met éventuellement mal à l’aise et modifier mes propositions en conséquence.
Une personne peut avoir du mal à fermer les yeux, une autre peut ne pas apprécier certaines visualisations, tandis qu’une troisième aura besoin de bouger pour parvenir à relâcher ses tensions. Tout cela a sa place dans mes séances et fait partie des éléments dont je tiens compte pour construire un accompagnement qui ait du sens pour la personne.
L’accompagnement permet également de travailler sur plusieurs rendez-vous autour d’un objectif, de revenir sur ce qui a été expérimenté et de faire évoluer les outils proposés, avec l’idée que tu puisses progressivement les réutiliser sans moi. Je préfère largement savoir qu’une personne a trouvé des ressources qu’elle peut mobiliser seule plutôt que de lui donner l’impression qu’elle aura toujours besoin d’un rendez-vous pour aller mieux.
La sophrologie, c’est pour qui ?
Je pourrais te répondre que la sophrologie peut s’adresser à des publics très variés, mais je préfère te parler de ceux que j’accompagne chez Périnatalia, puisque ce sont les domaines dans lesquels j’ai choisi de me spécialiser.
Les femmes, à différentes périodes de leur vie
J’accompagne des femmes qui souhaitent travailler sur leur stress, leur confiance en elles, leurs émotions ou certaines difficultés qu’elles rencontrent au quotidien. Parfois, elles arrivent avec un objectif très précis, tandis que d’autres savent surtout qu’elles ne se sentent plus très bien dans leur fonctionnement actuel et qu’elles ont envie que quelque chose change, sans forcément savoir par où commencer.
Nous prenons alors le temps de définir ensemble ce qu’elles souhaitent travailler, sans partir du principe que toutes les femmes ont les mêmes besoins ou les mêmes priorités, même lorsqu’elles viennent consulter pour des difficultés qui semblent similaires.
Pendant la grossesse et après la naissance
La maternité fait partie de mes domaines de spécialisation et, pendant la grossesse, la sophrologie peut notamment être utilisée pour accompagner les changements corporels, travailler autour des appréhensions liées à l’accouchement ou trouver des moyens de mieux vivre certaines périodes de stress.
Après la naissance, les besoins sont parfois très différents puisqu’il peut être question de fatigue, de bouleversements émotionnels, de confiance dans son rôle de mère ou simplement de difficulté à retrouver un peu de place pour soi. Je travaille aussi auprès de femmes qui allaitent ou qui traversent des difficultés liées à leur nouvelle organisation familiale, en tenant compte de leur situation personnelle et de ce qu’elles souhaitent réellement améliorer.
Deux femmes au même stade de grossesse ou ayant accouché à quelques jours d’intervalle peuvent avoir des préoccupations complètement différentes, et c’est précisément pour cette raison que je ne propose pas de séance type à toutes les futures ou jeunes mamans.
La sophrologie intervient en complément du suivi médical et ne remplace pas l’accompagnement d’une sage-femme, d’un médecin ou d’un professionnel de santé mentale lorsque cela est nécessaire.
Les enfants, avec ou sans particularités neurodéveloppementales
Avec les enfants, les séances prennent souvent une forme assez différente de celles proposées aux adultes, puisque nous pouvons utiliser des jeux, des histoires, du mouvement, des supports visuels et des exercices adaptés à leur âge pour travailler notamment sur la reconnaissance des émotions, les sensations corporelles, la confiance en soi ou les difficultés à retrouver son calme.
Ma spécialisation dans les troubles du neurodéveloppement, notamment le TDAH, m’amène également à adapter les séances aux particularités attentionnelles, sensorielles ou émotionnelles de certains enfants.
Parce que demander à un enfant qui a besoin de bouger de rester parfaitement immobile pendant quarante-cinq minutes pour apprendre à se détendre, ça mérite quand même qu’on réfléchisse deux minutes à la logique de la proposition.
Certains enfants auront besoin de manipuler un objet, d’alterner les exercices ou de passer par le mouvement, tandis que d’autres apprécieront davantage les histoires ou les visualisations. Je construis donc mes séances en tenant compte de leur fonctionnement, plutôt qu’en essayant de les faire entrer dans un protocole identique pour tous.
Est-ce que la sophrologie fonctionne pour tout le monde ?
Non, et je trouve important de le dire, parce que même si certaines personnes apprécient rapidement les exercices et ressentent des effets sur leur détente ou leur manière d’aborder certaines situations, d’autres ont besoin de davantage de temps pour se familiariser avec la méthode, et certaines ne s’y retrouvent tout simplement pas.
La sophrologie n’est pas une solution universelle, les recherches sur son efficacité restent limitées pour plusieurs indications et elle ne remplace pas les prises en charge médicales ou psychologiques dont une personne pourrait avoir besoin. Elle peut en revanche constituer un accompagnement complémentaire pour explorer ses sensations, expérimenter des techniques de détente et développer des habitudes qui correspondent à ses besoins.
Ce que je recherche, ce n’est pas qu’une personne sorte de mon cabinet en me disant uniquement qu’elle a passé un bon moment, même si j’apprécie évidemment qu’elle se soit sentie bien pendant la séance. Ce qui m’intéresse surtout, c’est ce qu’elle pourra en retirer ensuite, dans son quotidien, lorsqu’elle retrouvera les situations qui l’ont amenée à consulter.
Quand une personne me dit qu’elle se sent mieux et suffisamment confiante pour aborder les semaines à venir, je sais que nous avançons dans la direction qu’elle souhaitait prendre. Cela ne signifie pas que toutes ses difficultés ont disparu, mais qu’elle repart avec davantage de ressources pour y faire face.
Et si tu as envie d’essayer ?
Tu n’as pas besoin de connaître la sophrologie, d’avoir déjà pratiqué la relaxation ou d’arriver avec un objectif parfaitement formulé pour prendre rendez-vous. Nous pouvons commencer par en discuter et voir ensemble ce que tu recherches, ce que je peux te proposer et si mon accompagnement correspond à tes attentes.
Je suis Céline, sophrologue spécialisée dans l’accompagnement des femmes, de la maternité, des enfants et les adaptations aux troubles du neurodéveloppement, et je te reçois notamment à Fismes et à Jonchery-sur-Vesle, près de Reims.
Tu peux retrouver mes accompagnements sur Périnatalia ou réserver un appel découverte pour échanger sur ta situation.