Femme enceinte pendant un moment de détente et de préparation à la naissance

Peur de l’accouchement : et si on arrêtait de vouloir tout contrôler ?

La peur de l’accouchement est fréquente, même lorsqu’on attend son bébé avec impatience. Et si, plutôt que de chercher à tout prévoir et à tout maîtriser, on apprenait à mieux comprendre ses peurs et à aborder la naissance avec davantage de confiance ?

« Tu vas voir, accoucher, c’est le plus beau jour de ta vie ! » Ou, à l’inverse : « Attention, ne te fais pas trop d’idées, ça ne se passe jamais comme prévu ! »

Bon. Merci pour ces deux ambiances complètement opposées. D’un côté, on nous vend un accouchement merveilleux, presque magique. De l’autre, on nous rappelle qu’il faut s’attendre à tout, et surtout au pire. Et au milieu de tout ça ? Une future maman qui aimerait simplement se préparer à donner naissance à son bébé, sans qu’on lui mette une pression supplémentaire sur les épaules.

Parce qu’on peut avoir très envie de rencontrer son bébé et avoir peur d’accoucher. Les deux ne sont absolument pas incompatibles.

Avoir peur d’accoucher, c’est aussi avoir peur de l’imprévu

Quand j’accompagne une future maman, la peur de la douleur revient souvent. Mais ce n’est pas la seule.

Il y a aussi la peur que l’accouchement ne se déroule pas comme elle l’avait imaginé. Celle de devoir accepter une péridurale alors qu’elle souhaitait accoucher sans. Celle de vivre une césarienne imprévue. Celle de perdre ses repères, de ne plus savoir comment réagir. Et parfois, une peur dont on parle moins : celle de ne pas ressentir immédiatement ce fameux lien avec son bébé.

Comme si, en plus de devoir accoucher, il fallait absolument ressentir les bonnes émotions, au bon moment, de la bonne manière. Sauf que la naissance n’est pas un examen à réussir.

Un accouchement différent de celui qu’on avait imaginé n’est pas un accouchement raté.

Et le lien avec son bébé ne se mesure pas à l’intensité des émotions ressenties dans les premières secondes. Il peut se construire progressivement, à travers les soins, les contacts et les moments partagés.

Se préparer à accoucher, ce n’est pas apprendre à tout maîtriser

On ne peut pas prévoir exactement comment se déroulera un accouchement. Ni sa durée, ni toutes les sensations, ni les éventuelles interventions médicales.

Et c’est justement pour cela que la préparation mentale peut avoir toute sa place.

L’objectif n’est pas de promettre à une maman qu’elle accouchera sans douleur, sans péridurale ou sans imprévu. Il est de lui permettre de développer des ressources qu’elle pourra mobiliser selon ce qu’elle vivra. Apprendre à reconnaître ses sensations, à relâcher certaines tensions, à accueillir ses émotions, à retrouver un peu de calme lorsque le stress monte. Et surtout, à conserver une forme de confiance, même lorsque les choses prennent une direction différente.

Se préparer à la naissance, ce n’est pas tout contrôler. C’est aussi apprendre à faire avec ce qu’on ne contrôle pas.

La sophrologie pour préparer son accouchement : concrètement, comment ça se passe ?

Je ne propose pas un programme identique à toutes les futures mamans. Parce qu’une femme qui redoute la douleur n’a pas forcément les mêmes besoins qu’une femme qui appréhende une nouvelle césarienne, ou qu’une autre qui souhaite simplement vivre sa grossesse plus sereinement.

On commence par définir ton objectif

Lors de notre première rencontre, nous prenons le temps d’échanger sur tes attentes, tes inquiétudes, ton histoire et ce que tu souhaites travailler. À partir de cet objectif, je construis un protocole personnalisé et progressif. Chaque séance s’inscrit dans ce cheminement, mais elle tient aussi compte de ton état du moment. Parce que tu peux arriver avec un objectif précis et avoir vécu une semaine particulièrement compliquée. Et dans ce cas, on ne va pas faire comme si de rien n’était sous prétexte que mon programme prévoyait autre chose ! On s’adapte.

Des exercices que tu peux réutiliser seule

Pendant les séances, nous utilisons différents outils :

  • Des exercices de relaxation dynamique, adaptés à ta grossesse et à tes possibilités.
  • Des exercices de respiration.
  • Des temps d’écoute et d’échanges.
  • Des visualisations guidées, construites autour de tes besoins.

Nous pouvons travailler sur la peur de la douleur, les sensations corporelles, le stress, la confiance, les imprévus ou encore les émotions liées à la naissance. Mais le travail ne s’arrête pas à la porte du cabinet. Entre les rendez-vous, tu reprends les exercices pour te les approprier progressivement. L’idée, c’est qu’ils deviennent suffisamment familiers pour que tu puisses les retrouver plus facilement lorsque tu en auras besoin. Pas uniquement le jour de l’accouchement, d’ailleurs.

Pourquoi je crois autant à la préparation mentale à la naissance

Parce que je l’ai vécue moi-même. Pour mon premier accouchement, j’étais tellement angoissée que j’avais besoin d’un traitement anxiolytique, de l’Atarax. Je vomissais. Autant dire que je n’étais pas particulièrement sereine.

Pour mon deuxième accouchement, celui de mon fils, j’avais suivi des séances de sophrologie pour préparer la naissance. Et mon expérience a été radicalement différente. J’ai accouché sans péridurale et sans ressentir la douleur comme je l’aurais imaginée.

Je ne raconte pas cela pour dire que la sophrologie permet d’accoucher sans douleur. Ce serait faux de présenter mon expérience personnelle comme une promesse. Mais cette différence entre mes deux accouchements m’a profondément marquée. Elle fait partie des raisons pour lesquelles je crois à l’intérêt de se préparer mentalement, en complément de l’accompagnement médical. Parce qu’au-delà des techniques, il y a aussi la manière dont on aborde ce que l’on s’apprête à vivre. Découvrir mes séances de sophrologie

Quand commencer la sophrologie pendant la grossesse ?

Tout dépend de ce que tu recherches.

Pour une véritable préparation mentale à la naissance

L’idéal est de commencer au deuxième trimestre. Cela nous laisse le temps de construire un accompagnement progressif, sans devoir tout concentrer sur les dernières semaines. Je propose généralement un parcours de huit séances, espacées d’environ quinze jours. Ce rythme permet de découvrir les exercices, de les pratiquer entre les rendez-vous et de progresser à son rythme. Huit séances ne constituent toutefois pas une obligation : le parcours s’adapte à tes besoins et au temps dont nous disposons.

Pour simplement souffler pendant la grossesse

Tu n’as pas forcément besoin d’un accompagnement complet. Parfois, une à trois séances peuvent suffire pour travailler un objectif ponctuel : relâcher les tensions, retrouver un peu de calme, mieux vivre une période stressante ou prendre un temps pour toi. Et si tu arrives en fin de grossesse, ce n’est pas parce que tu n’as pas commencé au deuxième trimestre qu’il est trop tard pour découvrir quelques outils. Nous adapterons simplement les objectifs au temps disponible.

Et après l’accouchement, on fait quoi de tous ces outils ?

On les garde !!! Parce que la sophrologie ne s’arrête pas à la naissance. Les exercices que tu as appris peuvent aussi trouver leur place dans ton quotidien de jeune maman.

Pour retrouver un moment de calme, traverser une période de fatigue, mieux accueillir certaines émotions ou simplement t’accorder quelques minutes au milieu d’une journée bien remplie. Évidemment, quelques respirations ne remplacent pas le sommeil, le soutien de l’entourage ou une aide adaptée lorsque tu en as besoin. Mais les outils restent disponibles. (lire l’article Pourquoi demander de l’aide avant d’être à bout ? )

Et c’est aussi ce qui me plaît dans cet accompagnement : on ne prépare pas uniquement un événement. On développe des ressources qui peuvent continuer à servir après.

Se préparer à la naissance avec Périnatalia, à Fismes

En tant que sophrologue spécialisée dans l’accompagnement des femmes et de la maternité, je propose des séances personnalisées pour t’aider à préparer la naissance à ton rythme. Mon rôle n’est pas de te dire comment tu devrais accoucher, ni ce que tu devrais ressentir. Il est de t’écouter, de comprendre ce qui compte pour toi et de t’aider à développer des ressources adaptées à tes besoins. Et parce que la maternité ne commence ni ne s’arrête à l’accouchement, je peux également t’accompagner sur d’autres questions liées à la grossesse, au post-partum, à l’allaitement et aux premiers mois avec bébé.

Les séances se déroulent notamment à mon cabinet de Fismes, près de Reims.

Tu aimerais préparer ton accouchement autrement, avec un accompagnement qui part vraiment de toi ?

Tu peux me contacter pour échanger sur tes besoins ou prendre rendez-vous pour une première séance.

Prendre rendez-vous au cabinet de Fismes

La sophrologie est une approche complémentaire de bien-être et de préparation mentale. Elle ne remplace ni le suivi médical de grossesse, ni les séances de préparation à la naissance proposées par les sages-femmes, ni une prise en charge psychologique lorsque celle-ci est nécessaire.

Facebook
Pinterest