Nourrisson allongé sur le dos en train de pleurer

Mon bébé pleure et je ne comprends pas pourquoi : comment l’aider ?

Ton bébé pleure malgré tout ce que tu essaies et tu ne comprends pas pourquoi ? Je partage mon expérience de maman, ma découverte du Dunstan Baby Language et des pistes pour mieux reconnaître ses besoins.

Tu lui as donné à manger, changé sa couche, essayé de le bercer, de le porter ou de le poser quelques minutes, mais rien n’y fait, ton bébé continue de pleurer. Alors tu vérifies s’il n’a pas trop chaud, s’il a besoin de faire un rot ou si quelque chose pourrait le gêner, sans forcément trouver ce qui ne va pas.

Quand j’échange avec des mamans qui vivent ça au quotidien, ce qui me frappe, c’est à quel point elles en souffrent. Elles sont épuisées par le manque de sommeil, inquiètes de voir leur bébé pleurer autant et culpabilisent souvent de ne pas réussir à comprendre ce dont il a besoin.

Et quand les nuits sont déjà compliquées, ces moments peuvent vite devenir difficiles à supporter.

Quand les pleurs deviennent difficiles à supporter

Je me souviens que ce qui était le plus difficile pour moi avec mes enfants, ce n’était pas seulement de chercher pourquoi ils pleuraient. C’était surtout de réussir à rester calme, à garder la tête sur les épaules et à ne pas péter un câble quand je ne trouvais pas ce qui n’allait pas.

Parce qu’on a beau savoir qu’un bébé ne pleure pas pour nous embêter, quand ça dure, qu’on est fatiguée et qu’on a déjà essayé tout ce qui nous venait à l’esprit, ça devient franchement difficile.

On explique beaucoup aux parents comment calmer leur bébé, mais on parle moins de ce qu’ils ressentent quand ils n’y arrivent pas. Pourtant, entendre son bébé pleurer pendant de longues périodes, parfois plusieurs fois dans la journée et la nuit, peut devenir vraiment éprouvant.

D’autant que les conseils ne manquent pas. Il y a toujours quelqu’un pour suggérer de lui redonner à manger, de le laisser un peu pleurer, de le porter davantage ou, au contraire, de ne pas trop l’habituer aux bras.

Au final, tu te retrouves avec une dizaine de conseils différents, sans forcément mieux comprendre ton bébé.

Pourquoi bébé pleure-t-il ?

Les pleurs sont l’un des principaux moyens dont dispose un nourrisson pour exprimer ses besoins. Il peut avoir faim, être fatigué, avoir besoin de contact, ressentir une douleur ou simplement être gêné par quelque chose.

Et contrairement à ce qu’on entend parfois, un bébé qui pleure n’a pas systématiquement faim.

C’est souvent la première chose qu’on vérifie, et c’est normal, mais il y a beaucoup d’autres possibilités.

Un bébé peut avoir besoin de dormir sans réussir à s’apaiser, être gêné par un rot qui ne vient pas ou ne pas supporter un vêtement. Ça peut être une couture mal placée, une étiquette qui gratte ou une position qui ne lui convient pas.

Des choses auxquelles on ne pense pas toujours, surtout lorsqu’on est déjà concentrée sur les pleurs et qu’on cherche à les arrêter.

Il y a aussi les périodes où les bébés pleurent davantage, notamment en fin de journée. Les fameux pleurs du soir, qui peuvent commencer alors qu’on pensait justement avoir passé une journée plutôt tranquille.

On essaie alors plusieurs choses, parfois avec un peu de succès, puis les pleurs reprennent.

Ce qui complique encore la situation, c’est que plusieurs besoins peuvent se mélanger. Un bébé peut être fatigué et avoir faim, ou être gêné physiquement alors qu’il a aussi besoin de contact.

Il n’existe donc pas une réponse unique à tous les pleurs, et leur intensité ne permet pas toujours de savoir ce qui les provoque.

J’ai découvert le Dunstan Baby Language une nuit où je cherchais des réponses

Je n’ai pas découvert le Dunstan Baby Language pendant une formation ou en préparant un accompagnement parental.

Je suis tombée dessus une nuit où mon bébé pleurait intensément et où je cherchais à comprendre ce dont il avait besoin.

À ce moment-là, je savais déjà reconnaître certains de ses pleurs. La faim et la fatigue, notamment, parce qu’à force de l’écouter, de l’observer et de vivre avec lui, j’avais appris à identifier certaines de ses réactions.

Mais il restait des situations où je ne comprenais pas ce qui le gênait, et c’est justement sur ces pleurs liés à l’inconfort que cette découverte m’a été utile.

J’ai commencé à faire davantage attention à des choses auxquelles je ne pensais pas spontanément, comme une couture, une étiquette ou un vêtement inconfortable.

Ça ne voulait pas dire que j’avais soudainement trouvé une explication à tous ses pleurs, mais j’avais de nouvelles pistes à explorer.

Et c’est ce qui m’a intéressée dans cette approche : elle venait compléter ce que j’avais déjà appris en observant mon bébé, sans remplacer cette connaissance que j’avais de lui.

Le Dunstan Baby Language, c’est quoi exactement ?

Le Dunstan Baby Language, souvent appelé DBL, est une méthode qui propose d’associer cinq sons émis par les jeunes bébés à différents besoins physiologiques.

Selon cette approche, certains sons pourraient être repérés avant que les pleurs deviennent très intenses.

Les cinq sons proposés sont :

 

    • Neh : associé à la faim.

    • Owh : associé au sommeil et à la fatigue.

    • Eh : associé au besoin de faire un rot.

    • Eairh : associé à un inconfort abdominal.

    • Heh : associé à un inconfort physique.

L’idée est d’apprendre à reconnaître ces sonorités pour essayer de comprendre plus rapidement ce que bébé exprime.

Mais je tiens à préciser quelque chose : le DBL n’est pas une méthode qui permet de traduire tous les pleurs.

Les correspondances entre ces cinq sons et les besoins du bébé ne sont pas suffisamment validées scientifiquement pour être considérées comme fiables dans toutes les situations.

Je préfère donc présenter ces sons comme des indices possibles, à mettre en relation avec ce qu’on observe chez son bébé, plutôt que comme des réponses certaines.

Parce que si on commence à chercher absolument un « Neh » ou un « Heh » à chaque fois que bébé pleure, on risque surtout de se compliquer la vie.

Et ce n’est vraiment pas l’objectif.

Ce que l’entraînement peut apporter aux parents

Quand on découvre les sons du DBL, il n’est pas forcément évident de les distinguer. Certains se ressemblent, d’autres sont très courts, et lorsqu’un bébé pleure déjà intensément, il devient encore plus difficile de reconnaître quoi que ce soit.

C’est pour cette raison que je trouve l’entraînement intéressant.

En écoutant régulièrement des exemples sonores, on peut se familiariser avec les différences entre les sons proposés, puis essayer de les retrouver chez son propre bébé.

Mais ce qui compte, ce n’est pas seulement le son.

Il faut aussi regarder ce qui se passe autour : est-ce que bébé vient de manger ? Depuis combien de temps est-il éveillé ? Est-ce qu’il s’agite, cherche à téter, se tortille ou semble gêné dans ses vêtements ?

C’est l’ensemble de ces observations qui peut aider à mieux comprendre ce dont il a besoin.

Et il faut accepter que ça ne fonctionne pas à chaque fois.

Certains parents reconnaîtront peut-être rapidement un ou deux sons, d’autres auront davantage de difficultés. Chaque bébé a ses propres façons de communiquer, et il n’y a aucun intérêt à vouloir absolument retrouver les cinq sons chez tous les nourrissons.

Ce que j’apprécie dans cet apprentissage, c’est qu’il peut donner aux parents quelques repères supplémentaires.

Quand tu commences à reconnaître certaines réactions de ton bébé, tu ne te retrouves plus systématiquement à chercher au hasard dès qu’il pleure.

Tu peux envisager plusieurs possibilités, observer ce qui semble le gêner et adapter ta réponse.

Et parfois, ça suffit à se sentir un peu moins démunie, moins transpercée par les pleurs.

Je ne dis pas que les pleurs deviennent agréables ou qu’ils ne sont plus difficiles à supporter. Simplement, avoir quelques pistes peut changer la façon dont on vit ces moments.

Et quand tu ne comprends toujours pas pourquoi bébé pleure ?

Même en connaissant bien son bébé, il y aura des moments où on ne trouvera pas immédiatement ce qui ne va pas.

Tu peux avoir vérifié les besoins habituels, proposé à manger, essayé de le bercer et constaté qu’il continue de pleurer.

Dans ces situations, je pense qu’il est important de ne pas se mettre davantage de pression en cherchant absolument la bonne technique.

On peut reprendre les choses simplement, observer son bébé et essayer de voir si quelque chose a changé dans son comportement ou son environnement.

Parfois, le contact, le portage ou un environnement plus calme peuvent aider. Parfois, il faudra un peu plus de temps.

En revanche, il ne faut pas considérer tous les pleurs comme normaux sous prétexte qu’un bébé est censé pleurer.

Si les pleurs sont inhabituels, particulièrement intenses, persistants ou difficiles à consoler, il est important de demander un avis médical, notamment si ton bébé semble avoir mal.

Et certains signes nécessitent une prise en charge urgente, comme des difficultés respiratoires, un bébé difficile à réveiller ou une altération importante de son état général. Une fièvre de 38 °C ou plus chez un nourrisson de moins de trois mois nécessite également une évaluation médicale urgente.

Les outils d’observation peuvent être intéressants au quotidien, mais ils ne remplacent évidemment pas une consultation lorsqu’elle est nécessaire.

Et toi, pendant qu’il pleure, comment tu vas ?

C’est une question que je pose aussi aux parents, parce qu’on peut être tellement concentrée sur les besoins de son bébé qu’on finit par oublier complètement les siens.

Quand les pleurs se répètent, que les nuits sont courtes et qu’on n’a pas vraiment de possibilité de récupérer, la fatigue s’accumule.

Et je sais que dans ces conditions, rester calme peut demander beaucoup d’efforts.

On parle souvent de co-régulation pour expliquer comment un adulte peut aider son bébé à s’apaiser. Le tout-petit n’a pas encore les capacités nécessaires pour gérer seul toutes ses réactions émotionnelles et physiologiques, et la présence d’un adulte peut l’aider à retrouver progressivement son calme.

Mais cet adulte aussi a ses limites.

Quand tu sens que tu n’en peux plus, tu peux demander à quelqu’un de prendre le relais. Et si tu es seule et que tu sens que tu risques de perdre le contrôle, il vaut mieux poser ton bébé sur le dos, dans son lit vide et sécurisé, puis t’éloigner quelques minutes pour retrouver ton calme.

Il ne faut jamais secouer un bébé, quelles que soient les circonstances.

Je trouve important d’en parler parce que les parents n’ont pas seulement besoin d’apprendre à reconnaître les pleurs. Ils ont aussi besoin de savoir quoi faire lorsque ces pleurs deviennent trop difficiles à supporter pour eux.

Et parfois, le simple fait de pouvoir en parler, sans avoir l’impression d’être jugée, fait déjà une différence.

Comprendre les pleurs de bébé : les outils que je propose

C’est en pensant à ces situations, et aussi à ma propre expérience, que j’ai créé mon coffret digital « Comprendre les pleurs de bébé : écouter avant les larmes ».

Je voulais proposer aux parents quelque chose de concret, qu’ils puissent consulter chez eux et utiliser à leur rythme, sans devoir tout retenir d’un seul coup.

Le coffret comprend dix modules dans lesquels j’aborde les pleurs du nourrisson, le fonctionnement émotionnel du bébé, la co-régulation et les cinq sons du Dunstan Baby Language.

J’y ai intégré une vidéo pour découvrir les sons, des fiches pratiques et des audios d’entraînement, mais aussi des gestes d’apaisement, une feuille d’observation pour mieux repérer les habitudes de son bébé et une routine pour les soirées parfois compliquées.

Il y a également des audios destinés aux parents, notamment pour les aider à faire redescendre la pression lorsque les pleurs deviennent difficiles à supporter.

Tu peux suivre les modules dans l’ordre ou simplement choisir celui qui correspond à ce dont tu as besoin sur le moment.

Le coffret est disponible au tarif de 59 €.

Je ne l’ai pas conçu pour promettre aux parents qu’ils sauront reconnaître tous les pleurs de leur bébé. Ce serait irréaliste, et ce n’est d’ailleurs pas ce que j’ai moi-même vécu.

En revanche, je sais à quel point on peut se sentir démunie lorsqu’on ne comprend pas pourquoi son bébé pleure. Et je pense qu’apprendre à mieux observer ses réactions, à reconnaître certains de ses besoins et à disposer de quelques outils supplémentaires peut aider à vivre ces moments avec un peu moins de difficulté.

C’est ce que j’ai voulu transmettre à travers ce coffret.

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